Compréhension à géométrie variable

Les attentats en Norvège suscitent, disent les médias, l’incompréhension, la surprise.
Or, le discours raciste, antimusulman, anti-gauche, l’appel à la Croisade et au Glaive (en deux mots le discours nazi), d’Anders Breivik (l’Erostrate* sanglant du Nord), est banal et nous y avons tous été confrontés : au comptoir, dans les courriers et les rumeurs, sur les murs, voire à la table familiale. Les blogs à la Mein Kampf, les recettes de bombes, sont à la portée de tous. Rien de plus facile pour un ou quelques acharnés, que de passer à l’acte contre des compatriotes sans défense. La médiatisation, l’arrestation et le procès font partie de la stratégie du criminel. Après les massacres de Bologne (1980), d’Oklahoma City et de Tokyo (1995), la Norvège n’est pas le premier site de tueries pour l’exemple, technique de guerre typiquement fasciste.
Lorsque Al Qaïda et autres intégrismes se revendiquant de l’Islam, qui peuvent être assimilés à du nazisme oriental, massacrent aussi, la peur est bien là, mais l’Occident affecte de trouver cela « normal », voire nécessaire pour justifier la guerre et ses « bavures » (en Irak, en Afghanistan) contre des peuples déjà écrasés. Et nous éprouvons le besoin de nous rassurer en remarquant que ce n’est pas là l’idéologie des musulmans « normaux ».
Les Norvégiens, pas plus que les New Yorkais, les Madrilènes, ou une quelconque communauté massacrée – il n’en manque malheureusement pas – réagissent généralement en surmontant la peur désirée par les terroristes, se révoltent contre ces méthodes, se serrent les coudes. La Norvège a certes eu un Quisling lors de la dernière guerre, mais les Norvégiens ont construit une des résistances civiles et militaires les plus efficaces contre le totalitarisme nazi. Aujourd’hui, en dépit du deuil, ils affirment leur confiance dans leur mode de vie libre et hospitalier des Vikings.
Curieusement, l’actuelle « guerre contre le terrorisme » qui fait partie des priorités de nos institutions militaires et sécuritaires, ne semble guère inclure l’extrême-droite raciste et violente. Ici, tandis que la police malmène d’inoffensifs anarchistes, tandis que la Sûreté reste vigilante, à juste titre, devant le terrorisme qui tue au nom de l’Islam, l’expression de la haine pure et de l’intégrisme a droit de cité jusque sur les listes électorales et Parlement. Et des allumés qui disent et écrivent qu’il s’agit d’une lutte à mort entre les races ou les religions paraissent parfaitement fréquentables et « tolérés ».
« Même si les méthodes sont condamnables, on peut comprendre leurs raisons ». Faux : c’est ne pas comprendre que dans le fascisme comme dans d’autres «-ismes », méthodes et buts participent à la même guerre contre l’homme.
MM 26 juillet 2011

* En -356, Erostrate acquit la célébrité en incendiant le temple d’Artémis à Ephèse, une des sept merveilles du monde … dont nous ignorons le nom de l’architecte.

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Place de la libération

sur fond de révolution tunisienne, égyptienne, …

Les Arabes, têtes à claques, cibles rêvées ! Paresseux, magouilleurs, ignorants, obscurantistes, escrocs, fanatiques, terroristes … tous dans le même sac. Voir les blagues orales ou nos courriers électroniques quotidiens, amalgamant à des peuples entiers les pires intégrismes et débilités. Allègrement confondus avec d’autres présumés musulmans : Iraniens, Turcs, Albanais. Le même genre d’attributs injurieux que le racisme prêtait, en d’autres temps, aux « autres » : protestants, juifs, noirs, italiens ou esquimaux. Miroir, diversion de nos propres insuffisances et contradictions.

Le monde arabe avait effectivement « raté le coche » des derniers siècles vers le progrès et le développement. Il semblait dépassé, perdant. La « Nahda » (Renaissance) entamée au 19ème n’avait pas dépassé quelques cercles intellectuels. À l’inverse de l’Europe occidentale, les habitants de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient n’avaient pas accompli la révolution démocratique, consistant entre autre à ne plus mélanger pouvoir politique et grâce divine.

Subjugués, occupés, massacrés par les impérialismes occidentaux jusque après la seconde guerre mondiale, les peuples de l’Atlas au Taurus ont porté des luttes de libération jusqu’à l’indépendance. Le nassérisme, comme d’autres mouvements d’origine militaire, populistes mais fort peu démocratiques, représenta un espoir il y a cinquante ans. Quand Nasser, qui avait nationalisé le canal de Suez et impulsé l’industrialisation, voulut se retirer après la défaite de 1967, les Égyptiens descendirent dans la rue pour qu’il reste. L’inverse d’un Moubarak, son lointain héritier. Les Arabes furent instrumentalisés par les belligérants de la guerre froide, comme producteurs de pétrole et riverains de couloirs stratégiques. Même après la fin du bloc soviétique, la géopolitique est focalisée par des régimes intégristes pro-occidentaux surarmés tels Israël ou l’Arabie Saoudite. La seule alternative aux dictatures corrompues paraissait le terrorisme ou l’instauration de théocraties (Iran), s’avérant tout aussi corrompues et oppressives. Ou, pour beaucoup de gens, émigrer vers des rivages imaginés plus cléments.

La grande peur de l’occident chrétien voire laïc est « l’intégrisme musulman » : une galaxie de courants réels qu’il avait encouragés pour contrer des régimes autrefois prosoviétiques (Afghanistan) ou laissés comme seule issue face à un despote sanguinaire mais néanmoins ami (Iran). Dieu et ses saints livres paraissant un rempart breveté contre le mal assimilé au communisme assimilé lui-même à toute idée de progrès ou de changement. De la part d’un certain occident où plus d’un parti de gouvernement se réfère au christianisme et aux croisades, pourquoi ne pas prendre tous les orientaux pour des adeptes du djihad guerrier ?

Or, pour quiconque circule dans un pays arabe, rencontre la rue arabe, la société civile existe : des paroles, une culture, des liens sociaux forts, au-delà des clichés et des discours surveillés. Le « téléphone arabe » communique efficacement depuis bien plus longtemps que les réseaux dit sociaux d’internet (dont le rôle dans les révolutions en cours est probablement surestimé). Misère, salaires insuffisants, chômage, y compris parmi les plus instruits, abus de pouvoir, violence, répression : la situation sociale reste bloquée et le mécontentement explose malgré la censure, la torture, les arrestations, les morts. Les dictatures aux abois peuvent mobiliser leurs milices et crier au complot américain … comme si les Occidentaux n’avaient pas soutenu ces régimes comme un moindre mal, et profité des prix écrasés de leurs hôtels, avant d’admettre que le moindre mal n’est autre … que la démocratie !

Amir El Schmooj, 17 février 2011

Notre concours :

1. Comment s’appelle le personnage au centre ?

2. Dater cette photo approximativement

3. Lequel de ces Messieurs est le papa de l’auteur de l’article ? 

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Rapport de l’ECRI 2008 sur la Belgique

Résumé et brève analyse

Les (n°) renvoient à la pagination du rapport

L’ECRI (European Commission against Racism and Intolerance) est un organisme de monitoring spécialisé dans la lutte contre le racisme, la discrimination et l’intolérance. Cette commission a été mise en place par le Conseil de l’Europe et publie régulièrement un rapport pour chaque pays membre dudit Conseil. Le texte que nous allons résumer ici fut adopté en décembre 2008 et publié en mai 2009. Continuer la lecture

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Patchwork pour un portrait

À l’occasion des fêtes de Wallonie 2010, Naf a édité un choix d’articles parus sur l’ancien site.

Mémoire, critique, perspectives.

En vente dans les meilleures librairies de Namur ou sur demande à namurantifasciste@gmail.com


Couverture du livre

Patchwork pour un portrait


Réalisé par l’équipe de Naf à partir des « bonnes feuilles » du site
Mémoire, critique, perspectives : 90 pages, prix de soutien 5 € / 10 €

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Au-delà de ces élections,

Constatations au lendemain du vote,

…d’un point de vue antifasciste.

Nous laisserons aux analystes politiques, aux historiens, et à la réflexion des citoyens,  tirer le bilan des élections de ce 13 juin 2010.

Namur antifasciste  se contentera aujourd’hui d’un constat réconfortant, qui touche notre objet social.

Pour la première fois depuis près de vingt ans (le dimanche noir du 24 novembre 1991, qui avait vu l’élection d’une escouade d’élus fascistes du nord au sud du pays), il n’y a plus d’élu FN ou de partis apparentés dans la partie francophone de la Belgique.

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Le catéchisme du peuple

(1886)

d’ Alfred Defuisseaux (1843-1901)

Le catéchisme du Peuple

1ère leçon

De la Condition du Peuple et de son esclavage

1. Qui es – tu ?
R. 
Je suis un esclave.

2. Tu n’es donc pas un homme ?
R. 
Au point de vue de l’humanité, je suis un homme ; mais par rapport à la société, je suis un esclave.

3. Qu’est-ce qu’un esclave ?
R. 
C’est un être auquel on ne reconnaît qu’ un seul devoir, celui de travailler et de souffrir pour les autres.

4. L’esclavage a-t-il des droits ?
R. 
Non. Continuer la lecture

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Auschwitz, ou la différence du génocide juif

Auschwitz ou la différence du génocide juif
Les médias, comme il convient dans une démocratie attachée à ses valeurs humanistes, ne manquent pas d’assumer également une fonction pédagogique à l’occasion du soixantième anniversaire de la Libération d’Auschwitz. L’historien ne saurait que se féliciter de cette contribution à la diffusion du savoir historique. Ce dernier s’élabore dans un travail rigoureux. Il s’attache à serrer ces faits du passé au plus près, sans confondre les séries auxquelles ils appartiennent. De telles distinctions sont indispensables à leur saisie correcte. S’agissant justement d’Auschwitz, il importe de restituer à ce lieu d’histoire ce qui s’y est accompli, et tout ce qui s’y est accompli.

La difficulté essentielle autour de la commémoration de la libération du 27 janvier 1945 est justement de rendre compte de la dualité d’Auschwitz. L’usage veut qu’on présente ce lieu – dont on a fait un symbole – à la fois comme un camp de concentration et d’extermination. La notion est quelque peu confuse et le public ne perçoit guère la différence. Elle est pourtant essentielle sous peine d’écraser l’histoire sous le poids de morts. La mémoire serait vaine si elle ne rendait aux morts l’histoire de leur mort et n’identifiait les mécanismes qui l’ont administrée, pour l’instruction du temps présent.
Cette différence qui oblige à distinguer le camp de concentration et ce qu’on appelle le camp d’extermination, c’est la différence du génocide juif. L’événement ne se confond pas avec la mort concentrationnaire. Les Juifs du génocide ne sont pas déportés pour être enfermés dans un camp de concentration.

A Auschwitz Birkenau, ils disparaissent dès leur arrivée. Ils disparaissent au sens où le chef des SS, Himmler utilise la formule, le 6 octobre 1943. Parlant aux dignitaires du parti nazi, et à propos des seuls Juifs, de “la grave décision de faire disparaître ce peuple de la terre”, il ne laisse planer aucune ambiguïté sur le sens de cette extermination. “Dites si vous voulez, de les tuer ou de les faire tuer”, précise-t-il. Ses tueurs SS disposent de structures adéquates pour exécuter cette “grave décision” d’assassiner un peuple.

Tantôt, des escadrons mobiles de la mort, des Groupes d’action de la SS et de la Police se déplacent vers leurs victimes pour les fusiller en masse à la sortie des villes et des villages. Un quart du génocide juif s’accomplit de cette manière en dehors de tout camp dans les territoires occupés de l’Est européen.

Tantôt, les tueurs SS sont installés à demeure dans un centre fixe d’extermination. Ce lieu n’est pas à proprement parler un camp voué à l’internement de déportés. Au plus, il comporte quelques bâtiments dont ceux, indispensables, qui sont aménagés en chambres à gaz à défaut de camions à gaz. Au départ de l’événement génocide, ils n’ont même pas une installation d’incinération pour faire disparaître les cadavres. Le personnel détenu est aussi réduit à l’indispensable, une trentaine de déportés juifs ici, quelques centaines là, retenus en vie pour l’intendance des SS et de la mort. Ainsi organisé, le centre de mise à mort extermine, dès leur arrivée, tous les déportés juifs qui y sont amenés. Il n’y a pas de sélection à l’arrivée à Chelmno, à Treblinka, à Sobibor et à Belzec. Près de la moitié du génocide s’accomplit dans ces terminus ferroviaires équipés pour massacrer tous les arrivants.

Le dernier quart du génocide s’exécute à l’arrivée à Auschwitz Birkenau et, dans une bien moindre mesure, à Lublin-Maïdanek. Là, le centre d’extermination est installé, avec son équipement de gaz homicide, dans un camp de concentration, mais ce dernier n’est toujours pas ce qu’on a pris l’habitude de qualifier de “camp d’extermination”. Le million de Juifs qui y sont déportés pour le génocide y sont gazés, le jour même de leur sortie des convois.
Cet assassinat de masse, méthodique et systématique ne procède pas de l’histoire de la mort qui se déroule dans le camp de concentration.

Auschwitz est, à cet égard, un cas d’école. En raison de la libération de janvier 1945, ce camp n’a pas connu la dernière phase de l’histoire concentrationnaire avec l’effondrement du système des camps nazis dans la débâcle du IIIe Reich. Les sources documentaires désormais disponibles permettent d’évaluer l’ampleur de cette mort concentrationnaire à Auschwitz. De mai 1940 à janvier 1945, environ 130.000 détenus y ont péri. Ce qui, sur les 360.000 détenus effectivement immatriculés dans le complexe d’Auschwitz pendant ses cinq années d’existence, représente une mortalité d’environ 36%.
A Auschwitz comme ailleurs, la mort est constitutive des camps de concentration nazis. Elle s’inscrit dans leur architecture. Avec sa cheminée qui fume, le crématoire, présent dans tous les grands camps nazis, les désigne comme des camps de la mort. Mais ils ne sauraient, pour autant, s’identifier aux lieux conçus pour l’assassinat d’un peuple.
La confusion dans les esprits vient de la dualité d’Auschwitz. Là, les SS font la différence, à l’arrivée des convois juifs et des seuls convois juifs. Les historiens sont particulièrement bien documentés pour mesurer la différence, en ce qui concerne la déportation ‘occidentale’, et notamment le cas ‘belge’. Les guillemets s’imposent ici. Les 25.257 déportés raciaux qui, rassemblés à Malines, sont arrivés à Auschwitz ne sont pas belges pour la plupart. Il y a à peine 1.203 citoyens belges parmi eux. C’est précisément parce qu’ils sont massivement des étrangers, des immigrés récents, voire des réfugiés que l’Occupant parvient à déporter les Juifs du pays en si grand nombre sans provoquer une crise politique avec ses autorités nationales. Arrivés à Auschwitz en 27 convois, les deux tiers des déportés juifs – 62,7 % – sont immédiatement assassinés, dès leur descente des trains. Disparaissent ainsi au sens où Himmler, le chef des SS, utilise l’expression 15.621 hommes, femmes – surtout les femmes, les ¾ des Juives déportées – et enfants – quasi tous. Ces personnes déportées au titre de la solution finale n’ont pas eu d’autre histoire à Auschwitz que celle de leur mort immédiate dans ce centre d’extermination du génocide juif.

L’autre tiers – exactement 9.636 déportés dont 351 Tziganes, y compris les enfants – partage l’histoire des concentrationnaires d’Auschwitz. Les “survivants” de cette captivité subissent en janvier 1945 les terribles “marches de la mort” lors de l’évacuation devant l’avance de l’armée rouge. Le 8 mai 1945, ils sont seulement 1.207 encore en vie. _
Mais à ne considérer que ce bilan des déportations raciales de Belgique, la mémoire risque, soixante ans après, d’évacuer l’événement colossal qui se déroulait, à chaque arrivée d’un convoi juif de Malines à Auschwitz. Elle s’interdirait, ce faisant, de comprendre ce qu’est un génocide, une connaissance plus que jamais indispensable dans cette dérive nationaliste et ethno-centriste de fin de siècle.

Maxime Steinberg, janvier 2005

Bibligraphie de Maxime Steinberg, historien du génocide nazi en Belgique

STEINBERG, Maxime, L’Etoile et le fusil, La traque des Juifs: 1942-1944, Ed. Vie Ouvrière, 269 p., 2-87003-210-2, 1987

STEINBERG, Maxime, Mille neuf cent quarante deux, les cent jours de la déportation des Juifs de Belgique, Ed. Vie Ouvrière, 1984

STEINBERG, Maxime, La Question juive, 1943-1944, Ed. Vie Ouvrière, 200 p., 2-870031-77-7, 1984

STEINBERG, Maxime, Les Yeux du témoin et le regard du borgne, l’histoire face au révisionnisme, Ed. Cerf, 213 p., 22 x 14 cm, Collection L’Histoire à vif, 2-204-04107-6, 1990, Le journal du docteur Kremer, médecin SS d’Auschwitz d’août à novembre 1942, livre un témoignage oculaire sur les crimes nazis. Ce document fut au centre de la polémique provoquée par l’historien révisionniste R. Faurisson entre 1978 et 1981. M. Steinberg reprend le dossier.

STEINBERG, Maxime, Dossier Bruxelles Auschwitz La police SS et l’extermination des Juifs de Belgique, 1980 Préface de Beate et Serge Klarsfeld, postface de Maurice Pioro, président de l’Union des Déportés Juifs et Ayants Droit de Belgique, édité par le Comité belge de soutien à la partie civile dans le procès des officiers SS Ehlers, Asche, Canaris, responsables de la déportation des Juifs de Belgique. Suivi de documents judiciaires de l’affaire Ehlers.

La Persécution des Juifs en Belgique . (1940-1945) Continuer la lecture

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La Belgique docile

Sur le rapport du Centre d’Études Guerres et Sociétés contemporaines

Notre état, la mémoire, l’avenir

Pourquoi maintenant ?

À la mi-février 2007, le Sénat de Belgique à reçu le rapport (1114 pages) rédigé par les historiens du CEGES.
Docilité évalue l’attitude de l’administration de l’État sous occupation allemande (mai 1940-septembre 1944). L’étude couvre la période 1930-1950, soit depuis la montée du nazisme jusqu’aux procès qui suivirent la Libération.
Il était nécessaire que le Parlement se penchât sur ce passé, recourût à l’expertise des archivistes et de la critique scientifique, le rendît lisible à l’opinion publique. Et traduisît éventuellement ces conclusions sous forme de lois. Continuer la lecture

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Témoignage de Benjamin Silberberg, rescapé d’Auschwitz

Mémoire

À l’âge de 16 ans, Benjamin Silberberg, originaire de Charleroi, a été arrêté en France avec son père et son frère cadet. Il est un des rares rescapés d’Auschwitz.

Après avoir exercé la profession de tailleur à Bruxelles, Monsieur Benjamin  Silberberg à consacré sa retraite à témoigner. Il a rencontré des milliers de jeunes dans de nombreuses écoles, aux quatre coins de la Belgique et du Luxembourg. Comme chaque année depuis le Train des Mille en 1995 voir l’historique de NAF , il témoigne à l’Institut technique Henri Maus, à Namur et à Éghezée (Yannick Leroy), où il dialogue avec les étudiants des classes terminales. Continuer la lecture

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L’Amérique, la Libération, la démocratie et nous

Éditorial automne 2004

Il y a 60 ans, les Américains nous libéraient.

(voir note 1. plus bas)

Quinze jours avant, le 18 août 1944, des bombardiers US qui visaient le pont ferroviaire avaient détruit la rue Saint Nicolas et le quartier de place d’Armes, tuant plus de 200 personnes. Cela s’appelle un dommage collatéral.

D’après tous les témoignages, la Libération fut un moment de bonheur, de soulagement, et de reconnaissance pour ceux qui étaient morts pour nous.(2) Par la suite, les milliards de dollars du Plan Marshall facilitèrent la reconstruction de l’Europe occidentale. Continuer la lecture

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